Journal De Bruxelles - Immobilier: les prix des logements anciens terminent 2024 en baisse de 2,1%

Euronext
AEX -0.66% 925.91
BEL20 -0.75% 4442.3
PX1 -0.61% 8094
ISEQ 0.36% 10860.25
OSEBX -0.57% 1492.91 kr
PSI20 -2.16% 6837.51
ENTEC -0.41% 1416.23
BIOTK 0.37% 3026.62
N150 -0.78% 3468.09
Immobilier: les prix des logements anciens terminent 2024 en baisse de 2,1%
Immobilier: les prix des logements anciens terminent 2024 en baisse de 2,1% / Photo: Grégoire CAMPIONE - AFP/Archives

Immobilier: les prix des logements anciens terminent 2024 en baisse de 2,1%

Le marché immobilier ancien a connu en 2024 une deuxième année consécutive de baisse des prix, avec un repli de 2,1% au quatrième trimestre sur un an, mais à un "rythme moins soutenu" qu'au début de l'année.

Taille du texte:

Les données provisoires de l'indice Notaires-Insee de référence, publié jeudi, révèlent en fin d'année un "rythme moins soutenu" de baisse annuelle des prix des logements anciens par rapport aux trois trimestres précédents.

Sur un an, le repli était de 3,9% au troisième trimestre, de 4,9% au deuxième trimestre et de 5,2% au premier trimestre.

Il s'agit cependant du sixième trimestre consécutif de recul des prix en comparaison annuelle.

Après une "première période de l'année où le marché s'est corrigé en volume et en prix", l'immobilier ancien a connu une deuxième période marquée par "quatre baisses de taux successives, qui ont permis d'enrayer la chute des volumes et des prix" et d'atteindre "un pallier de stabilisation", souligne Loïc Cantin, président de la Fédération nationale de l'immobilier (Fnaim).

A partir de fin 2022, la brutale remontée des taux d'intérêt avait commencé à mettre un coup d'arrêt aux projets d'achats de nombreux ménages français, ce qui a bloqué tous les pans du logement en France: neuf, ancien, locations.

Par rapport au troisième trimestre, les prix des logements anciens sont restés quasi stables (+0,1%) au dernier trimestre 2024.

Entre juillet et septembre 2024, les prix avaient déjà stagné (-0,1%), faisant une pause après six trimestres de baisse (en comparaison trimestrielle).

Loïc Cantin se demande encore si le deuxième semestre a connu un effet de "rattrapage des transactions laissées de côté par les ménages contraints par la hausse des taux d'intérêt", ce qui ne "correspondrait pas forcément à un redémarrage du marché".

- Marché encore fragile -

"C'est un marché immobilier fragile, qui semble se stabiliser", a commenté Elodie Fremont, présidente de la commission "statistiques immobilières" des notaires du Grand Paris, lors d'une conférence de presse.

Le nombre de ventes réalisées au cours de l'année 2024 a encore diminué par rapport à l'année précédente, de 9% pour tomber à 792.000 transactions.

Mais il a cessé de reculer au dernier trimestre et retrouve "le niveau de juin 2024", un rebond qui "fait suite à une baisse continue depuis fin septembre 2021", analyse l'Insee.

792.000 ventes, "cela représente une baisse de 29% par rapport à 2022", relève Elodie Fremont, signe d'une "crise qui dure, qui s'est endurcie, qui s'est allongée" et que les professionnels de l'immobilier n'avaient "pas vu venir de façon aussi brutale et aussi profonde".

Pour 2025, Loïc Cantin s'attend à un "redémarrage lent, progressif, mais certain". "Ce n'est pas l'euphorie" et le nombre de transactions devraient rester autour de "800.000 à 850.000 ventes à horizon 2025", selon lui.

Dans le détail, les prix des appartements ont diminué de 1,8% au dernier trimestre sur un an, et ceux des maisons de 2,3%. En comparaison trimestrielle, c'est la hausse de 0,3% des prix des appartements qui contribue à maintenir les prix globaux quasi stables.

En Ile-de-France, les prix des logements anciens ont légèrement reculé de 0,2% sur un trimestre et de 3,6% sur un an, tandis que dans les autres régions ils sont restés quasi stables à +0,1% sur un trimestre et ont baissé de 1,7% sur un an.

Les ventes réalisées en Ile-de-France en 2024 ont chuté de 13% en un an et même de 36% en deux ans, à 102.850, selon les chiffres des Notaires du Grand Paris.

"On espère qu'on est arrivé aux niveaux les plus bas et qu'on tend vers la stabilisation de l'activité, c'est ce qui semble se confirmer sur les indicateurs prévisionnels pour avril 2025", estime Elodie Fremont.

Après estimations des plus-values, les Notaires du Grand Paris constatent que la baisse des prix observée en 2023 et 2024 a pu faire perdre de l'argent à la revente d'un logement au bout de cinq ans. Les plus-values restent "généralisées pour les reventes à 10 ans".

D.Verheyen--JdB